
Greffe Rénale
La transplantation rénale .
La transplantation rénale implique souvent l'attente prolongée d'un organe compatible. Cette attente est aussi due au manque d'organes disponibles. Cette période peut s'avérer particulièrement stressante. La transplantation ou greffe d'un rein nécessite une intervention chirurgicale. Le rein d'un don-neur sain est greffé dans la cavité abdominale à proximité de l'os iliaque.
Le rein greffé peut ne pas fonctionner immédiatement après la transplantation. Aussi une courte période de dialyse peut être nécessaire après l'intervention chirurgicale.
Il existe un risque que votre organisme rejette le rein greffé. Après la transplantation, vous devrez suivre un traitement médicamenteux quotidien qui peut entraîner, comme beau-coup de médicaments, des effets secondaires. Le médecin ou l'infirmière de transplantation en parlera avec vous.
Pour prendre correctement soin du rein transplanté, vous devez vous rendre aux consultations prévues et respecter les conseils donnés par votre médecin. Vous devrez contrôler votre régime alimentaire, veiller à conserver une forme physique satisfaisante. Votre résistance à la maladie et à l'in-fection risque également d'être affaiblie. Vous devrez donc être à l'affût de tout problème éventuel, surtout pendant les trois premiers mois qui suivent l'intervention chirurgicale.
La transplantation est le traitement qui se rapproche le plus d'un rétablissement de la fonction rénale normale. Vous pourrez mener une vie normale en respectant néanmoins quelques restrictions alimentaires et les consultations médicales selon un calendrier plus souple qu'en dialyse.
L'indication de la greffe rénale doit être validée par une série d'examens préalables permettant de définir l'état immunologique du receveur, de s'assurer que le traitement immunosuppresseur indispensable n'entraînera pas d'effet délétère (cure des pathologies infectieuses) et que le receveur est capable de supporter l'acte anesthésique et chirurgical. Une fois l'indication validée, l'inscription sur la liste d'attente sera proposée au patient, la décision nécessitant un choix libre et éclairé du patient après entretien personnalisé avec un médecin de l'équipe de greffe. Cette inscription est finalisée par l'enregistrement sur la liste nationale, gérée par l'Agence de la biomédecine, le patient en recevant la confirmation par écrit.
TYPES de DONNEURS
En 2004 164 greffes de reins ont été réalisées à partir de DONNEURS VIVANTS. La loi de bioéthique révisée en Aout 2004, élargit le cercle des donneurs vivants possibles. Le prélèvement d'organes sur une personne vivante, qui en fait le don, ne peut être opéré que dans l'intérêt thérapeutique direct d'un receveur. Le donneur doit avoir la qualité de père ou mère du receveur. Par dérogation, peuvent être autorisés à se prêter à un prélèvement d'organe dans l'intérêt thérapeutique direct d'un receveur : - son conjoint - ses frères ou sœurs - ses fils ou filles - ses grands parents - ses oncles ou tantes - ses cousins germains ou cousines germaines - le conjoint de son père ou de sa mère - toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur. Le donneur préalablement informé par un comité d'experts doit exprimer son consentement devant le président du Tribunal de Grande instance. Le magistrat doit s'assurer que : - le consentement est libre et éclairé - Le don est conforme aux conditions prévues (lien de parenté). En cas d'urgence vitale, le consentement est recueilli, par tout moyen, par le Procureur de la République.Le consentement est révocable sans forme et à tout momentLe Comité d'Experts donne une autorisation de prélèvement postérieurement à l'expression du consentementLorsque le magistrat l'estime nécessaire, les prélèvements sur le père ou la mère du receveur peuvent être également soumis à autorisation du Comité d'Experts, sauf en cas d'urgence vitale;
S'il n'y a pas de possibilité de donneur vivant, la greffe rénale n'est possible que par donneur non apparenté, c'est à dire à l'aide d'un rein prélevé chez un DONNEUR EN ETAT DE MORT ENCEPHALIQUE, n'ayant pas fait de son vivant opposition au don d'organes. La répartition de ces greffons prélevés est réalisée par l'Agence de la biomédecine en fonction de règles de répartition définies par un texte réglementaire, tenant compte des compatibilités des groupes sanguins érythrocytaires (ABO) et leucocytaires (HLA), de l'immunisation anti-lymphocytaire, de l'âge du receveur (priorisation des enfants) et de l'ancienneté en dialyse.
RESULTATS
l'Agence de la biomédecine assure en outre la vigilance sanitaire des prélèvements et évalue les résultats des transplantations rénales réalisées. La survie fonctionnelle d'un greffon rénal est actuellement de 90 % à un an et de 60 % à dix ans. Comme tout acte chirurgical majeur, la transplantation rénale présente un risque vital (2 à 3 % de décès dans la première année) mais par la suite ce risque devient moins important que celui du traitement par dialyse. Le traitement immunosuppresseur diminue les défenses de l'organisme du receveur vis à vis des agents infectieux et est susceptible de faciliter le développement de certaines tumeurs, ce dernier risque obligeant à ne pas proposer la transplantation rénale à des insuffisants rénaux chroniques ayant des antécédents récents de cancer. En dépit de ces problèmes, la transplantation rénale est une alternative thérapeutique validée de l'insuffisance rénale chronique, offrant les meilleures chances de réinsertion professionnelle, ce d'autant que les résultats sont en constante amélioration. La principale limitation reste malheureusement le manque de greffons disponibles (5618 personnes restaient inscrites en attente d'un rein le 31 décembre 2004) soulignant la nécessité de développer les greffes rénales par donneur apparenté et de promouvoir le don d'organe, notamment de diminuer les oppositions.
Greffe pancréatique
Indications La greffe de pancréas est presque exclusivement indiquée dans le diabète de type I insulino-dépendant. Les indications de la greffe pancréatique dans le diabète insulino-dépendant de type II restent rares et sont en cours d'évaluation, dans certains centres. En France, les greffes pancréatiques sont dans plus de 80 % des cas réalisées dans le cadre de greffes combinées rein-pancréas. Les résultats récents rapportés dans la littérature concordent pour témoigner d'une amélioration de la survie des patients et des greffons. De même, ils confirment une supériorité de cette greffe par rapport au maintien en dialyse et par rapport à la greffe de rein seul, suivie ou non d'une greffe de pancréas

1), notamment en ce qui concerne l'évolutivité des complications du diabète et la durée de vie. Les recommandations des experts et des sociétés savantes
2) ,ont validé l'intérêt de la technique et soulignent l'intérêt de la réalisation de la greffe à un stade précoce, si possible avant le début de la dialyse, au maximum après un an de son début, car l'épuration extra-rénale s'accompagne souvent de l'aggravation des complications du diabète.
les greffes de pancréas isolé
réalisées le sont chez des malades diabétiques qui ont déjà bénéficié d'une greffe de rein (parfois de donneur vivant) ou chez lesquels une première greffe combinée rein-pancréas a été tentée sans succès avec un arrêt fonctionnel du pancréas greffé. Exceptionnellement, elles sont réalisées chez des patients n'ayant jamais eu de greffe antérieure ayant un diabète particulièrement sévère.
La greffe d'îlots de Langerhans
isolés à partir de pancréas totaux prélevés est une technique qui connaît un essor international grâce aux progrès dans la technique d'isolement et de la prise en charge immunosuppressive
3). Si les succès rapportés se confirment à long terme, elle pourrait ouvrir un nouveau champ d'indications potentielles, notamment chez les malades diabétiques de type I qui ne sont pas encore parvenus au stade d'insuffisance rénale, et qui ne justifient pas à l'heure actuelle d'une indication de greffe de pancréas (organe) pour des raisons évidentes de rapport bénéfice/risque défavorable. L'activité de greffe d'îlots de Langerhans est organisée en France autour de deux essais cliniques de thérapie cellulaire autorisés par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Le premier essai multicentrique (GRAGIL) est organisé autour du centre de Grenoble. L'isolement des îlots est réalisé sur le site autorisé de Genève (Suisse), et les injections chez les patients peuvent s'effectuer dans plusieurs centres associés : Grenoble, Lyon Edouard-Herriot, Dijon, Besançon, Strasbourg, Nancy et Marseille. Un deuxième essai multicentrique est autorisé sur le site de Lille, où s'effectuent les isolements et les greffes.
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